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Les principaux chantiers du SNSP pour l’année à venir

Le Syndicat National des Scènes Publiques (SNSP) qui représente les scènes publiques permanentes et festivalières implantées sur l’ensemble du territoire s’est réuni le lundi 26 mars 2018 à l’occasion de son Assemblée Générale annuelle.

Un état des lieux de notre secteur a été fait par les adhérents du SNSP.

Il est apparu indispensable à nouveau de parvenir à disposer d’un observatoire quantitatif et qualitatif du secteur. Des chantiers sont en cours issus des dispositions de la loi LCAP (billetterie et observatoire de la musique). D’autres entrepris par la DGCA dans la cadre du CCTDC. Aucun n’est à ce jour achevé et les scènes non labélisées et les festivals ne seront traités semble-t-il qu’en dernier. Il y a pourtant urgence car comment décider d’une politique culturelle en France sans avoir un inventaire détaillé de l’existant ?

Cette observation nationale devrait également révéler un phénomène de plus en plus préoccupant : les fusions de lieux. Nous en dénombrons chaque mois de nouveaux. Si la mutualisation peut parfois avoir un sens, nous rappelons qu’elle ne permet jamais de faire des économies (dans le budget de fonctionnement il y a toujours autant de travail). En revanche, ces rapprochements ne se font jamais dans une logique de coopération mais bien d’absorption au profit d’une structure qui capte les financements de l’autre et décide de leur répartition. C’est la vitalité des lieux et festivals sur le territoire qui est en jeu, l’égalité d’accès à la culture et la diversité des œuvres proposées.

Les échanges ont également marqué une profonde inquiétude concernant la liberté de programmation en France aujourd’hui. De nombreux exemples furent évoqués de lieux fragilisés par une décision d’élus de changer de directeur car la programmation n’y était pas assez proche des attentes du public, pas assez proche des associations d’amateurs locales etc… L’article 3 de la loi LCAP garantit aux directions la liberté de programmation. La question est désormais de savoir comment mettre en œuvre ce droit et comment le garantir.

Au SNSP, nous pensons que cette garantie ne sera possible qu’au travers des pactes avec les collectivités qui les financent et l’État. Le ministère de la Culture et les collectivités y travaillent et annoncent des pactes culturels nouvelle génération. Pourtant l’interrogation demeure : alors que dans le cadre du Conseil National des Territoires, l’État demande aux collectivités territoriales de faire des économies, pourquoi accepteraient-elles de conclure par ailleurs des pactes culturels dans lesquels elles s’engageraient à maintenir leurs budgets culture ?

Pourtant l’enjeu de la liberté de programmation est bien plus qu’économique. Il est citoyen, sociétal, démocratique.

Les équipes artistiques sont nos partenaires au quotidien. Nous achetons, coproduisons, accueillons leurs spectacles. Des échanges nourris autour de leurs conditions de travail ont eu lieu ; nous les accueillons aussi en résidence. Nous sommes des partenaires des compagnies et nous voyons chaque jour leurs financements fondre, leurs conditions de vie se dégrader. Nous l’affirmons : le problème principal n’est pas la diffusion des spectacles, mais les conditions financières et temporelles de leur production !

Enfin, le calendrier social du gouvernement a été évoqué. Il avance nationalement de façon très rapide, comme pour la réforme de l’assurance chômage avec la possibilité d’imposer des bonus-malus aux entreprises qui ont recours aux CDD. L’intermittence n’est pas clairement exclue de ce périmètre. Est-ce une remise en cause de cette spécificité de notre secteur ? Le rapprochement des branches : il est question de passer de 6000 branches actuellement à 200. Comment préserver la spécificité de notre secteur et qualifier ses pratiques dans ces conditions ? Quant aux OPCA, il est prévu de les faire passer de 20 à 10. Le champ de l’AFDAS sera probablement modifié (élargissement à de nouveaux secteurs ou absorption par un autre OPCA). Ces bouleversements majeurs dont nous ne comprenons pas toujours la nécessité ne doivent pas limer et lisser les spécificités de nos métiers. Nous y veillerons.

Vigilance et solidarité avec les artistes.

Hôtel de Massa, le 27 mars 2018

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